Transport routier : Une nouvelle association veut renforcer la protection des conducteurs professionnels en Côte d’Ivoire

Une nouvelle structure entend contribuer à l’amélioration des conditions de travail des conducteurs professionnels en Côte d’Ivoire. L’Association de l’avenir des conducteurs professionnels de car et mini-car de Côte d’Ivoire a officiellement lancé ses activités le 15 août 2026, à la Riviera, en présence de chauffeurs, de plusieurs acteurs du secteur et d’invités.

Pour Rabe Achille Martial, président de la Fondation Rasic Conseil Formation Afrique, l’accompagnement juridique constitue un volet essentiel. Selon lui, les conducteurs sont confrontés à de nombreuses difficultés et doivent pouvoir bénéficier d’un soutien adapté.

« Avec les statistiques qu’on a faites aujourd’hui en Afrique, on constate que les chauffeurs, les conducteurs ont beaucoup de difficultés », a-t-il expliqué. Il précise toutefois que l’accès à cette assistance est conditionné à l’adhésion. « Il faut forcément être membre pour bénéficier des services d’assistance juridique », a-t-il ajouté, évoquant notamment les réductions qui pourraient être accordées aux membres sur certains services d’avocats.

Au-delà de l’assistance juridique, l’association souhaite également s’impliquer dans la lutte contre l’incivisme routier. Son président, Pare Doulaye, présente cette nouvelle organisation comme un appui aux conducteurs, mais aussi comme un acteur de la sécurité sur les routes ivoiriennes.

« Aujourd’hui, nous avons décidé vraiment de sortir officiellement pour présenter l’association qui vient aujourd’hui épauler les conducteurs de car contre l’incivisme routier », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs salué les efforts réalisés en matière d’infrastructures routières, estimant que l’amélioration des routes doit désormais s’accompagner d’une conduite plus responsable.

À titre d’exemple, il cite l’axe Yamoussoukro-Daloa, où le temps de parcours serait passé de cinq à deux heures. Pour lui, ces infrastructures doivent avant tout permettre de mieux circuler et renforcer la sécurité des usagers.

La cérémonie a également été marquée par le témoignage de Babacar Niang, président de la commission d’organisation de l’UREM-CEDEAO-CI. Fort de 35 années de gestion d’une agence d’auto-école, il dit mesurer les enjeux liés à la formation des conducteurs.

« Mes impressions sont celles de joie, d’être ici aujourd’hui parmi les chauffeurs », a-t-il confié, rappelant avoir participé à la formation de nombreux jeunes conducteurs en Côte d’Ivoire.

À travers cette initiative, l’association entend défendre les intérêts des conducteurs, promouvoir la sécurité routière et favoriser un transport plus moderne et responsable, notamment à travers la formation, l’assistance juridique et la solidarité entre membres.

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